Spartacus : Tragédie en 5 actes et en vers
Autor / Hrsg.: Saurin, Bernard J.
Verlagsort: Paris | Erscheinungsjahr: 1801 | Verlag: Fages
Signatur: 1075269 P.o.gall. 224 g#Beibd.8 1075269 P.o.gall. 224 g#Beibd.8
Permalink: http://www.mdz-nbn-resolving.de/urn/resolver.pl?urn=urn:nbn:de:bvb:12-bsb10088375-7

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-A-


en


Tu cottnois.des Romains, les passe-tems cruels j


Ce spectacle du sang , et ces combats atroces ,


Où ce peuple vanté repaît ses veux féroces,


Excite de la voix le triste combattant ,


Le regarde tomber, l'observe palpitant,


Veut qu'à lui plaire encore il mette son étude,


Et garde, en expirant, une noble attitude.


A ces honteux combats , Spartacua destiné ,


Rougit de son opprobre , en frémit indigné ?


Et de ses compagnons , élevant le courage ,


Les excite à verser , pour un plus noble usage ,


Ce sang qu'ils prodiguoient dans un vil champ d'honneur:


Ils le prennent pour chef; ses succès, sa valeur j


La haine des Romains , en tous lieux semée ,


Bientôt , à Spartacus , composent une armée.


Il* la forme , et toujours combattant à propos,


Les esclaves , sous lui , deviennent des héros.


Tu vois qu'il a gagné quatre grandes batailles ,


Que Rome tremble , enfin , pour ses propres murailles ;


Mais , loin de l'affbiblir , ses succès l'ont accru :


Au bruit de ses exploits , le Samnite accouru ;


Les Eques , les Toscans , nations valeureuses ,


Ont grossi , de son camp , les cohortes nombreuses.


Du pouvoir des Romains , tu parois effrayé ;


Sur cent peuples soumis , ce colosse appuyé ,


Si des plus généreux la ligue nous seconde ,


Va bientôt de sa chute épouvanter le monde.


Rome, pour tout soumettre, a su tout diviser;


Les peuples, qu'elle sut l'un à l'autre opposer,


De son ambition , instrumens et victimes ,


Associant A nous leurs fureurs légitimes ,


Déjà , de toutes parts , ont secoué leurs fers j


Et quand , prêt d affranchir et venger l'univers ,


Spartacus a fondé , sur la perte de Rome ,


Le projet le plus grand , le plus digne de l'homme.


Tu veux que, rendant vains tant de nobles travaux,


Aux bourreaux de mon fils , je vende ce héros.


S U N N O N.


Mais ? a-t-il bien pour but la liberté publique ?
Ou si ce grand projet n'est qu'une politique ?
D un beau masque souvent, l'ambitieux couvert,
Paroit servir autrui, quand c'est lui seul qu'il sert;
Et maître du pouvoir, par un retour étrange,
On devient l'oppresseur de l'opprimé qu'on venge.
De Spartacus , seigneur , j'ignore les desseins 5
Car , on pénètre mal dans le cœur des humains.
Mais , cette liberté , qu'il veut rendre à la terre ,
(Que te soit le prétexte, ou l'objet de la guerre),

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